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Qui mange salade jamais malade
Petit récit à l’usage des enfants qui ont une maman atteinte d’un cancer du sein.
De Cécile Faÿsse. Illustré par Yveline Loiseur. Au cœur de ce livre écrit par Cécile Faÿsse et illustré par Yveline Loiseur, il y a un désir de faire résonner plusieurs voix, celles des enfants, celle du malade et notamment de la mère, mais aussi celle des lecteurs pour parler autrement du cancer, et d’ouvrir un espace poétique qui soit aussi une invitation à libérer la parole. Cécile Faÿsse a souhaité écrire sur son cancer du sein et avec l’aide de ses enfants, a commencé à raconter, au fil des traitements, au jour le jour, cette expérience douloureuse. S’inspirant des réflexions des enfants, de leur humour et de la vivacité de leurs questions, l’auteure a voulu donner à ce livre un éclairage et un ton vivant en dédramatisant les souffrances. Yveline Loiseur, photographe, a illustré le texte, en fabriquant des personnages avec des matériaux simples (boutons, petits miroirs, fils de scoubidous, tissus, papiers), mais dont la fragilité répond au climat du texte, et a ainsi créé des tableaux pour les photographier. Chaque image a été construite en fonction d’un événement, en cherchant des correspondances poétiques (la multiplication des miroirs pour la perte des cheveux, le fil rouge de la chimiothérapie qui se transforme en tableau abstrait, le geste de découper du tissu pour l’ablation…) avec une attention particulière apportée au travail de la couleur et de la lumière. A l'origine, l'ouvrage a reçu le soutien d'Any d'Avray pour son édition et sa diffusion. Elle l'a postfacé ainsi : La postface d'Any d'Avray "J’ai longtemps tenu secrète l’émotion que je ressentais face aux enfants dont les parents traversent l’épreuve de la maladie. Depuis des années, j’ai mis mon énergie au service des femmes et des hommes qui perdent leurs cheveux, car je sais que c’est pour elles et pour eux un drame profond. De nombreux témoignages m’ont prouvé que je leur apportais un soulagement, un mieux-être. Mais une réponse m’a toujours manqué. Et leurs enfants, dans leur monde à eux, comment vivent-ils cette transformation de l’apparence de leur mère, de leur père ? Une telle question ne se pose pas facilement. De quoi je me mêle ? Une barrière invisible m’interdit l’accès aux émotions des enfants des malades qui viennent me voir. Mes perruques touchent tellement à ce qu’ils ont de plus intime, je ne vais pas en plus me lancer dans des questionnements — la plupart du temps impossibles. Parfois, au détour d’une visite dans un service hospitalier, un enfant m’adresse du regard un message secret. Mais comment être sûr de bien l’interpréter ? Voilà pourquoi, j’ai souhaité m’associer au projet de Cécile Faÿsse et Yveline Loiseur. Paroles de parents à enfants. Paroles d’enfants à parents. Dialogue de la maladie avec l’innocence. J’ai voulu me mêler à la très belle conversation que propose ce livre. Any d’Avray" ![]() ![]() |